5 : Le Mémorial de l’Armée secrète
La jeunesse combattante s’enhardit, le 4 septembre les maquisards de l’Armée secrète (AS) installent un camp
de tentes à l’abri des haies vives qui bordent la lisière est du « Bois Laguesse » entre Verdenne et Champlon-Famenne.
Le Bourgmestre de l’époque, Joseph Henry, fait part de ses appréhensions aux maquisards à plusieurs reprises.
Cinq jeunes gans de l’AS revêtus de la salopette grise descendent la rue principale à la recherche de paille.
Le 6 septembre, sur le coup de midi, des autos blindées allemandes sont montées de Marche vers les Hys de Verdenne en passant par le fond des Vaulx, brûlant au passage la « Villa Hanin ».
Après avoir contourné par l’ouest le « Bois Laguesse » et traversé Champlon, les SS débouchent vers 13H30 dans les campagnes de Verdenne.
Les maquisards cherchent à échapper à trois ou quatre auto blindées allemandes, mais au lieu de fuir vers le bois de Champlon ils courent vers Verdenne.
L’échappée de certains maquisards a pour effet de décupler la furie des Allemands.
Ceux-ci parviennent à encercler 6 garçons, qu’ils abattent à bout portant au bord du chemin, dans le « Champ de Thiers »
Persuadés que d’autres maquisards ont pu trouver refuge dans le village, les SS lancent quatre auto-blindées, qui pénètrent par l’extrémité SO du village et mitraillent les habitations.
Des grenades incendiaires sont jetées dans les maisons.
« Une pluie fine empêche les villageois de continuer la moisson.
Les fenils et les granges sont pleins. Pendant une heure le déluge allemand continuera puis ils repartiront vers Champlon.
Les habitants malgré le feu essayent de sauver quelques souvenirs et meubles de la proie des flammes ».
Récit d’Albert Gaillard
Plan de l’endroit où les maquisards se sont fait massacrer.
Des croix de bois ont d’abord été érigées près de l’endroit du massacre des maquisards
Photo d’un groupe de résistants de l’Armée Secrète de la région de Marche-en-Famenne
C’est le 3 septembre 1989 qu’aura lieu l’inauguration du mémorial de l’A.S.
Mais aussi…
Franz Schmitz et Walter de Selys Longchamps entretiendront une correspondance nourrie dans les années qui ont suivi la fin de la guerre, à titre personnel et
dans le cadre de diverses démarches liées à leurs activités de résistants et au groupe G. Leur amitié, forgée dans le maquis ardennais, ne se démentira jamais.
Ils resteront en contact par correspondance, et se retrouveront occasionnellement lors de séjours en Belgique de Walter de Sélys.
Affinités peut être basées sur une secrète intuition, car ils n’ont jamais imaginé avoir des ancêtres et une ascendance commune ; la généalogie a pourtant, bien plus tard, révélé entre eux un lointain cousinage, remontant au 16ème siècle !
Villa « les Hiboux », Rochefort (fin 1944 ou 1945) ; de g. à dr. : Henri Delhaye (Marche), Franz Schmitz (Marche), Walter de Sélys Longchamps, André Bauche (Libin) en uniforme anglais, André Van der Straten-Waillet (Marche)
Villa « les Hiboux », Rochefort (fin 1944 ou 1945) ; de g. à dr. : Henri Delhaye (Marche), Franz Schmitz (Marche), Walter de Sélys Longchamps,
André Bauche (Libin) en uniforme anglais, André Van der Straten-Waillet (Marche)
Dans le cadre du Groupe G, Franz Schmitz a également maintenu de liens d’amitiés particuliers avec Camille Hermand, promu après la guerre Brigadier des eaux et forêts,
avec Hubert Halin, du Conseil national de la résistance (qu’il rencontrait régulièrement à Bruxelles) et bien d’autres compagnons du groupe « G », devenu après la guerre une grande famille, avec ses moments de commémorations, de retrouvailles, …
Fausse carte d’identité d’un résistant
Membres du Front de l’indépendance (FI) en octobre 1944
Photo prise dans la cour des Pères Franciscains de Marche-en-Famenne.