2 : La Rue principale
La rue traverse tout le village et fût le théâtre d’âpres et durs combats.
Aujourd’hui vous comprendrez pourquoi elle s’appelle « Rue Noël 1944 »
Rue principale avant Noël 1944
Ancien café disposant d’une très grande cave où beaucoup de villageois et militaires se cachaient.
« Chez Jacob c’était un café ou pas mal de villageois se réfugiaient, mais également des Allemands parfois jusqu’à une trentaine de soldats »
Récit de Roger Gaillard habitant de Verdenne
Sur le vélo…André Houyoux.
« Je me suis rendu à Verdenne 48 heures après les combats. Habitant sur les hauteurs de Hollogne, (Waha) on n’entendait plus aucun tir en provenance de Verdenne.
On s’est rendu dans le village à vélo pour voir si les habitants avaient besoin d’aide. En faisant le tour des décombres, nous avons pleuré toutes les larmes de notre corps »
Récit d’André Houyoux lors du 75ème anniversaire de Verdenne 44
« Le mercedi 6 septembre, les Allemands se sont arrêtés à Marenne en venant de Bourdon, vite on est descendus dans la cave éteindre le poste car on écoutait « Radio Londres ».
Ils ont été confisquer des œufs et du lard un peu plus loin et sont revenus faire une fricassée ».
Récit d’Emilie Giaux habitante de Marenne
« Beaucoup d’hommes du village partaient se cacher dans les bois lorsque les Allemands étaient là pour éviter d’être tués ou faits prisonniers »
Récit de « Maria Henry »
A la maison Carriaux, la fusillade surprend René Docquier, âgé de 21 ans. Le garçon cherche asile dans la demeure mais celle-ci devient la proie des flammes.
Tandis qu’il tente de s’échapper, les balles ennemies le frappent dans le dos.
On trouvera son corps calciné sous les décombres.
Le vendredi 8 septembre, vers 14H00, la population de Verdenne encore empreinte d’une énorme émotion accueille les troupes américaines avec chaleur.
Au N°46 de la Rue Noël 1944 est installée une plaque commémorative.
Verdenne après Noël 1944
Photo prise au printemps 1945, des promeneurs visitent les ruines.