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Verdenne 1944 – 2024
Commémorations le 22 décembre 2024

L'évènement L'actu

3 : La Résistance dans la région.

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Située stratégiquement à l’entrée de « Verdenne » en venant de Champlon-Famenne (Waha), la ferme « Leboutte » fût l’objet de nombreuses attaques.

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Famille Leboutte avant les événements de Noël 1944.
De gauche à droite : Octave GAILLARD, domestique (grand-père de Michel GAILLARD) – Paul LEBOUTTE époux de Maria CÔTE, fondateur de la société "Ets LEBOUTTE à Bourdon" –
Albert LEBOUTTE, cultivateur épouse Marthe COLLET – Marie Marguerite dite « Mimie » LEBOUTTE épouse Emile MARLOYE – Berthe LEBOUTTE épouse Julien FAFCHAMPS –
Les parents Henri Joseph LEBOUTTE et Lucie MAILLEUX.

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Une partie des écuries avaient été incendiées le 6 septembre.
A l’avant plan, char allemand MARK IV. Devant le corps de logis, blindé semi-chenillé allemand équipé d’une triple mitrailleuse antiaérienne.

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Blindé allemand dans la cour de la ferme LEBOUTTE-MAILLEUX
Rosa DELACOLLETTE, Alberte LAMBERT épouse Robert DELACOLLETTE
et sa fille Marie-Jeanne DELACOLLETTE

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Les épaves faisaient partie du paysage et pourquoi pas se prendre en photo

Et la Résistance alors…

A partir de 1941 la Résistance s’organise en différents mouvements : Armée secrète (A.S.),
Mouvement National Belge (M.N.L.B.), Front de l’indépendance (F.I) etc.

Du côté de Marche-en-Famenne, elle sauvera des juifs et organisera également le rationnement des réfugiés grâce au travail de certains employés de la commune de Marenne.

Henry de Radzitzky d’Ostrowick avait creusé une cache dans la forêt et un « saboteur » y était terré.
Il faisait essentiellement sauter les locomotives de ravitaillement.
Ce saboteur était un ingénieur venant de Charleroi et il était également chef de groupe.

Henry de Radzitzky d’Ostrowick pouvait se déplacer facilement avec sa moto car il était déclaré comme marchand de bois.
Dénoncé par des personnes qu’il fréquentait, des perquisitions se sont déroulées au Château et il a subi un interrogatoire.

« Lors de l’interrogatoire on lui présente des grilles codées avec des lettres, il dit que ce sont des chansons wallonnes, et se met à chanter. Les Allemands l’ont cru… 

La famille de Radzitzky d’Ostrowick avait pris en charge des enfants juifs pour les sauver.
« Comme de temps en temps ils parlaient hébreux, ils ont dit aux habitants du village qu’ils parlaient un patois flamand »

Récit d’Elisabeth de Radzitzky d’Ostrowick

A cette époque, L'AS possède 3 refuges dans les bois de la région : à Verdenne-Champlon, Bande et Noiseux.

Ces groupes font partie de la zone 5 et effectuent à la demande de Londres de nombreux actes de sabotage visant à perturber les communications ou à démolir les installations Allemandes.

Les Alliés les ravitaillent par air.
Le dernier parachutage (armes, argent, uniformes) eut lieu le 23 août 44 à Verdenne.

Début septembre, Londres demande aux résistants de rejoindre leurs refuges.
Quelques jours après son message "Le sanglier est une bête sauvage" déclenchait les opérations de harcèlement contre l'ennemi en repli.

Mais aussi…

Une malheureuse arrestation mit la ville de Marche-en-Famenne dans une situation désespérée.

Le 6 septembre, Henri Robert, membre de la résistance et portant l’habit militaire, est capturé à Verdenne et ramené à Marche.

Les S.S. tiennent un motif d’anéantir la ville. Henri Robert est interrogé par les officiers allemands devant le bourgmestre de Marche (Marcel Lhermitte),
le commissaire de police, M. Royer et M. Servaes, professeur de langues qui sert d’interprète.
Le bourgmestre affirme qu’Henri Robert n’est pas un habitant de Marche.

Henri Robert comprend que le salut de la ville dépend de lui.
Il a la force de résister à toutes les pressions et de soutenir héroïquement qu’il n’est pas Marchois.

Il est amené sur le capot d’une auto allemande et fusillé d’une balle à la nuque devant les pompiers à l’arsenal.

Les allemands traînèrent alors son corps jusqu’au seuil de l’église et défendirent de l’enlever, sous peine de mort.

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