1 : La Chapelle St Hubert
La chapelle Saint-Hubert, édifice néo-roman en moellons de calcaire et grès daté de 1857,
dut être restaurée après 1944.
Elle abrite plusieurs œuvres, dont un saint Hubert en bois polychrome qui date du XVI ème siècle, une Notre-Dame de Luxembourg (XVIIème siècle),
une sainte Catherine (début XVI ème siècle) et un ange à la manière de Del Cour qui date du XVIIIème siècle.
La chapelle avant 1940
Mais comment s’est déroulé la nuit de Noël pour tous les militaires et civils présents à et autour de Verdenne ?
« Du côté de Focagne, trois à quatre cents Américains et quelques villageois se préparaient à la veillée de Noël.
Sur deux grands camions débâchés,
ils avaient construit un autel avec des caisses à munitions vides recouvertes d’un linceul.Les camions étaient éclairés tout autour par de la poudre au sol.
L’Aumônier catholique et l’aumônier protestant allaient débuter lorsque les Allemands ont commencé les tirs d’artillerie.
Les obus passaient au-dessus jusqu’à Noiseux. L’aumônier Catholique cria « Sauve qui peut » L’attaque commençait ».
Récit de « Christian Fautré »
« Pour La veillée de Noël nous avons chanté les cantiques et récité des chapelets dans les caves avec le personnel du château »
Récit « d’Elisabeth de Radzitzky d’Ostrowick »
De leur côté, les allemands entendaient les cloches de Cologne dans leurs postes radio militaire.
Et, dans la cave du couple Jacob-Lambert, tenancier d’un café surnommé « Chez Mafiss’ » d’autres allemands chantaient le Stille Nacht.
« Durant la nuit de Noël quelques allemands ont quitté le château pour aller chercher à manger à Marenne, ils ont pris le pain de la viande et ont donné le lait aux enfants qui s’étaient réfugiés dans la cave ».
Récit « d’Emilie Giaux » habitante de Marenne
La chapelle de Verdenne après Noël
Les villageois entreprennent les travaux de reconstruction
Au printemps 1945, lorsque tout danger est écarté,
la population de Verdenne regagne le village.
Avec courage, chacun entreprend de reconstruire son foyer dévasté.
Et peu à peu, les sourires reviennent.